En quoi consiste cette pratique
La psychogénéalogie, parfois appelée « analyse transgénérationnelle », part de l'idée que des événements, secrets ou traumatismes vécus par des ancêtres pourraient se transmettre, de façon inconsciente, aux générations suivantes et influencer leur vie psychique. Le terme a été popularisé en France dans les années 1990 par Anne Ancelin Schützenberger (1919-2018), psychologue, psychothérapeute et professeure émérite à l'université de Nice, dont l'ouvrage Aïe, mes aïeux ! (plusieurs rééditions, dont 2015 chez Desclée de Brouwer) a diffusé auprès du grand public la notion de « syndrome d'anniversaire » (la répétition, à un âge ou une date similaire, d'événements marquants d'une génération à l'autre) ainsi que l'usage du génosociogramme, une représentation de l'arbre généalogique enrichie des liens, dates et événements familiaux.
En pratique, une séance consiste le plus souvent à reconstituer ce génosociogramme avec un praticien, puis à explorer les répétitions, coïncidences de dates ou « loyautés familiales invisibles » qui pourraient, selon cette approche, éclairer une difficulté présente.





