Psychothérapies & accompagnement psychique

Sexothérapie

Un accompagnement de la sexualité et des difficultés de couple fondé sur l'entretien clinique — une pratique non réglementée en France : le titre de « sexologue » n'est pas protégé, et la qualification du praticien (médecin ou non) varie fortement selon sa formation.

274 praticiens référencéspraticiens
194 communes couvertescommunes
75 € tarif médiantarif médian
60 min durée la plus courantedurée courante

En quoi consiste cette pratique

La sexothérapie désigne l'accompagnement clinique des difficultés liées à la sexualité individuelle ou de couple : troubles du désir, dysfonctions sexuelles, douleurs, ou difficultés relationnelles ayant un retentissement sur la vie intime. Le Syndicat National des Médecins Sexologues (SNMS) distingue deux profils de praticiens : le sexologue médecin, seul habilité à examiner, prescrire des examens complémentaires ou des médicaments, et le sexothérapeute non-médecin (souvent psychologue de formation), qui accompagne sur le plan psychologique et relationnel sans pouvoir examiner ni prescrire.

Selon des sources concordantes de l'écosystème universitaire de la discipline (l'association qui regroupe les enseignants universitaires de sexologie, ainsi que des reprises secondaires, la page historique primaire n'ayant pas pu être consultée directement), l'enseignement de la sexologie en France remonte à une circulaire de l'OMS de 1974 recommandant son intégration dans les facultés de médecine : le premier enseignement postuniversitaire est créé à Marseille en 1975, suivi du premier diplôme universitaire en 1976. Une association inter-hospitalo-universitaire de sexologie est fondée en 1983 pour coordonner les différents centres universitaires (Bordeaux, Toulouse, Paris, etc.) ; elle prend son nom actuel, l'AIUS, en 2012. Le diplôme interuniversitaire (DIU) de sexologie est reconnu par le Conseil de l'Ordre des médecins en 1997.

Sexothérapie

À qui elle s'adresse

Les motifs de consultation habituellement cités par les praticiens et fédérations de la discipline incluent les troubles du désir, les dysfonctions sexuelles (érectiles, éjaculation précoce, anorgasmie), les douleurs lors des rapports, ou des difficultés de couple liées à la sexualité. Nous n'avons pas identifié de source institutionnelle (HAS, ministère de la Santé) publiant une liste officielle des indications de la sexothérapie : ce point n'est donc pas présenté comme un fait validé par une autorité de santé, mais comme l'usage constaté chez les praticiens et fédérations professionnelles.

Cette pratique s'inscrit dans une démarche d'accompagnement psychologique et relationnel : elle ne remplace pas un avis médical. Tout symptôme physique (douleur, saignement, trouble persistant) doit être évalué par un médecin, seul habilité à poser un diagnostic et à écarter une cause organique.

Comment se déroule un accompagnement

Nous n'avons pas trouvé de source institutionnelle décrivant un protocole type de consultation. Selon l'Association Interdisciplinaire post-Universitaire de Sexologie (AIUS), qui coordonne l'enseignement de la discipline, l'accompagnement peut se dérouler en individuel ou en couple, et repose sur l'entretien clinique — sans acte médical d'examen pour les praticiens non-médecins. Un point déontologique est explicitement posé par le code éthique du Syndicat National des Médecins Sexologues (SNMS, article 4) : « Le thérapeute ne se prête à aucun ébat sexuel en colloque singulier comme en collectif thérapeutique » — l'accompagnement se limite à l'entretien et à l'écoute, sans aucun contact à caractère sexuel avec le praticien. Le même code précise qu'il y a abus de la relation de confiance dès lors que le praticien manque à son devoir envers son patient pour satisfaire un intérêt personnel, y compris sexuel.

Au cabinet 60 à 90 €
En visioconférence médiane 70 €
À domicile médiane 95 €

Cette règle rejoint la déontologie médicale générale : le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) a explicitement réaffirmé en 2018 l'interdiction des relations sexuelles entre médecin et patient dans le commentaire de son code de déontologie.

Vigilance : ce qu'il faut savoir avant de consulter

Le secteur de la santé et du bien-être représente une part importante des signalements reçus par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ces dernières années. Nous n'avons cependant pas identifié de source Miviludes officielle et vérifiée nommant explicitement la « sexothérapie » ou la « sexologie » parmi ses catégories de dérives répertoriées : ce point n'est donc pas affirmé ici, faute de source directe.

Le repère le plus solide reste celui posé par la profession elle-même : un accompagnement en sexothérapie ne comporte, selon le code éthique du SNMS, aucun acte à caractère sexuel de la part du praticien. Avant de consulter, il est recommandé de vérifier la formation du praticien (DIU/DIUS, DIUSC) et son inscription éventuelle à un syndicat professionnel (SNMS pour les médecins, SNSC pour les sexologues cliniciens). Cette page ne couvre que la sexologie/sexothérapie telle qu'enseignée dans les cursus universitaires décrits ci-dessus ; elle ne couvre pas d'autres approches commercialisées sous des appellations proches mais distinctes.

Cette pratique ne remplace en aucun cas un avis médical. En cas de symptôme physique, de douleur ou de doute sur une cause organique, consultez un médecin.

Points laissés en blanc faute de source fiable

Nous n'avons pas trouvé de source institutionnelle (HAS, ameli) décrivant un déroulé-type de consultation, une liste officielle de motifs de consultation, ou les modalités précises de remboursement propres à la sexologie. L'existence ou l'absence d'une fiche RNCP n'a pas pu être vérifiée, le moteur de recherche de France Compétences étant indisponible au moment de la recherche. La chronologie historique repose sur des sources secondaires (la page primaire de l'AIUS retraçant cette histoire étant inaccessible au moment de la recherche) et sera à recouper directement si possible lors d'une mise à jour.

Questions fréquentes

Non. Selon le Syndicat National des Médecins Sexologues (SNMS) et le Syndicat National des Sexologues Cliniciens (SNSC), la sexologie est une profession non réglementée en France et le titre de sexologue n'est pas protégé : il n'existe pas d'ordre professionnel dédié. Un diplôme universitaire (DIU) reconnu par le Conseil de l'Ordre des médecins existe pour les médecins, ainsi que des formations spécifiques pour les autres professionnels de santé, mais leur suivi n'est pas une obligation légale pour exercer.

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En bref
Tarif médian75 €
Durée courante60 min
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