Psychothérapies & accompagnement psychique

Psychanalyse

Méthode d'investigation de l'inconscient et démarche thérapeutique fondée par Sigmund Freud à la fin du XIXe siècle, pratiquée en France sans titre professionnel protégé ni cadre réglementaire d'État.

259 praticiens référencéspraticiens
168 communes couvertescommunes
60 € tarif médiantarif médian
60 min durée la plus courantedurée courante

En quoi consiste cette pratique

Selon le Larousse, la psychanalyse est « une méthode d'investigation psychologique visant à élucider la signification inconsciente des conduites et dont le fondement se trouve dans la théorie de la vie psychique formulée par [Sigmund] Freud ». Le terme a été forgé par Freud en 1896 ; en 1923, il en donnait lui-même une définition en deux volets, reprise par la Société Psychanalytique de Paris (SPP) : « un procédé pour l'investigation de processus animiques, qui sont à peine accessibles autrement » (l'association libre) et « une méthode de traitement des troubles névrotiques » (fondée sur le transfert). La première société psychanalytique française, la SPP, est fondée le 4 novembre 1926 par la princesse Marie Bonaparte et un groupe de jeunes psychiatres.

Plusieurs courants se sont développés au sein du mouvement freudien : le courant kleinien, initié par Melanie Klein, et le courant lacanien, fondé par Jacques Lacan et présenté par les historiens de la discipline comme un « retour à Freud » plutôt que comme une école séparée. La psychologie analytique de Carl Gustav Jung, en revanche, est généralement considérée comme une école distincte, née de sa rupture avec Freud en 1913, plutôt que comme un rameau interne de la psychanalyse.

Psychanalyse

À qui elle s'adresse

D'après la SPP elle-même, la démarche s'adresse à des personnes qui perçoivent leurs difficultés comme ayant une origine intérieure et subjective : angoisses, inhibitions, conflits intérieurs, peurs irrationnelles, doutes obsédants, malaises sans cause organique identifiée, échecs relationnels répétés. La SPP insiste sur le fait que « la cure analytique ne se prescrit pas comme un médicament » : elle suppose un désir de connaissance de soi, évalué avec le praticien lors d'entretiens préliminaires. Au-delà de la seule diminution de symptômes, l'objectif avancé par la SPP est une meilleure « capacité à aimer et à travailler », par la prise de conscience de contenus psychiques jusque-là inconscients.

Compte tenu du point ci-dessus, la psychanalyse n'est pas recommandée par la Haute Autorité de Santé dans la prise en charge du trouble du spectre de l'autisme. Cette pratique ne remplace pas un avis médical : en cas de souffrance psychique importante, d'idées suicidaires ou de doute sur votre état de santé, consultez un médecin ou un psychiatre.

Comment se déroule une séance

Le cadre « classique » décrit par la SPP repose sur des entretiens préliminaires au cours desquels le praticien et la personne conviennent ensemble de la fréquence, de la durée et du coût des séances, puis sur un rythme pouvant aller jusqu'à 3 à 4 séances hebdomadaires pour une cure sur le divan, avec des séances généralement fixées à 45 minutes et une cure s'étalant le plus souvent sur plusieurs années. Des formats plus espacés, en face à face plutôt que sur le divan, existent également, notamment en psychothérapie d'inspiration analytique.

Au cabinet 50 à 80 €
En visioconférence médiane 70 €
À domicile médiane 60 €

Sur la plateforme Paralib, les 85 praticiens actifs proposant la psychanalyse ont publié 110 prestations au total : la durée médiane observée est de 60 minutes (de 30 à 120 minutes selon les praticiens et les formules) et le tarif médian en cabinet s'établit à 60 €, dans une fourchette généralement comprise entre 15 € et 185 €. Ces chiffres, calculés sur l'ensemble des prestations publiées par ces praticiens (la plupart combinant souvent la psychanalyse avec d'autres approches psychothérapeutiques dans une même offre de consultation), reflètent des pratiques en cabinet libéral plus variées que le seul cadre classique décrit ci-dessus ; renseignez-vous directement auprès du praticien choisi pour le déroulé précis et le rythme proposé.

Ce que dit la recherche

En 2004, une expertise collective de l'Inserm, commandée par la Direction générale de la santé et deux associations d'usagers, a comparé l'efficacité de trois approches (thérapie d'inspiration psychanalytique, thérapie cognitivo-comportementale, thérapie familiale et de couple) sur différents troubles psychiatriques. Elle concluait notamment à une efficacité plus largement établie des TCC et des thérapies familiales sur l'ensemble des troubles étudiés que celle de l'approche psychanalytique dans la littérature alors disponible. Cette expertise a suscité une controverse majeure : elle a été retirée du site du ministère de la Santé par la ministre de l'époque, sans contre-expertise officielle publiée. L'année suivante, l'ouvrage collectif Le Livre noir de la psychanalyse (dirigé par Catherine Meyer, 2005) a relancé un débat public et éditorial vif en France, avec de nombreuses réponses publiées en retour — il s'agit d'un ouvrage de controverse grand public, pas d'une évaluation institutionnelle.

Plus récemment et de façon plus circonscrite, la Haute Autorité de Santé a mis à jour, le 12 février 2026, ses recommandations de bonnes pratiques sur le trouble du spectre de l'autisme (TSA) chez le nourrisson, l'enfant et l'adolescent. Pour la première fois, elle y classe explicitement la psychanalyse parmi les « interventions non recommandées » dans la prise en charge de ce trouble spécifique, faute de preuve d'efficacité suffisante — une évolution par rapport à 2012, où elle qualifiait ces approches de « non consensuelles ». Cette recommandation est spécifique au trouble du spectre de l'autisme : elle ne constitue pas un jugement de la HAS sur l'intérêt de la psychanalyse pour d'autres motifs de consultation (mal-être, questionnement existentiel chez l'adulte, etc.).

Point de vigilance

Le rapport d'activité 2022-2024 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), lu en intégralité pour la rédaction de cette page, indique que la santé et le bien-être sont devenus le premier motif de signalement reçu par la Miviludes, avec une progression continue (2 160 signalements en 2015 contre 4 571 en 2024). Le graphique n°9 de ce rapport (p. 94), portant sur les signalements et demandes d'information visant nommément des professionnels de santé, psychothérapeutes et psychologues, indique que 5 % d'entre eux concernent des psychanalystes — à comparer aux 29 % pour les médecins généralistes, 14 % pour les psychothérapeutes, 12 % pour les ostéopathes ou 4 % pour les kinésithérapeutes dans cette même catégorie.

Par ailleurs, une sénatrice a déposé le 23 novembre 2025 un amendement au budget de la Sécurité sociale visant à retirer de la prise en charge par l'Assurance Maladie les « actes et prestations se réclamant de la psychanalyse », motivé explicitement par les préoccupations autour de la psychanalyse dans le champ de l'autisme (cf. ci-dessus). Cet amendement a été retiré après un avis défavorable du gouvernement, la ministre de la Santé ayant jugé que ce texte budgétaire n'était « pas le bon outil » pour ce débat, tout en partageant les préoccupations exprimées sur l'autisme. Ce point illustre un débat institutionnel actif plutôt qu'une décision arrêtée.

Ces éléments ne visent pas à disqualifier la démarche dans son ensemble, mais à informer honnêtement : en l'absence de titre protégé et de contrôle d'État, il est recommandé de vérifier l'appartenance du praticien à une société ou école reconnue (cf. section précédente), et de rester vigilant face à toute promesse de résultat ou toute emprise relationnelle, comme pour toute pratique de bien-être ou d'accompagnement psychique. Cette pratique ne remplace pas un avis médical : en cas de symptôme ou de doute sur votre état de santé, consultez un médecin.

Remboursement

Les séances de psychanalyse ne sont pas prises en charge par l'Assurance Maladie, le titre de psychanalyste n'étant pas un titre réglementé. Certaines mutuelles proposent, selon les contrats, un forfait « psychologie » ou « bien-être » pouvant couvrir une partie du coût des séances : renseignez-vous directement auprès de votre complémentaire santé.

Questions fréquentes

Non. Contrairement aux titres de « psychologue » (loi n°85-772 du 25 juillet 1985) et de « psychothérapeute » (décret n°2010-534 du 20 mai 2010), le titre de « psychanalyste » n'est encadré par aucune loi ni aucun décret. Sa reconnaissance repose sur l'appartenance à une société ou école de psychanalyse (SPP, APF, SPRF, ECF...), pas sur un diplôme d'État.

Près de chez vous

34 départements couverts. Les communes sont listées lorsqu’elles comptent au moins 3 praticiens.
Trouver un praticien en psychanalyse 259 praticiens référencés, dans 168 communes. Sans frais supplémentaires. Praticiens disponibles ↑
En bref
Tarif médian60 €
Durée courante60 min
En visio21
Vous exercez cette activité ? Créez votre fiche pour apparaître dans cette catégorie et dans les recherches locales. Créer ma fiche
dès 15 € 259 praticiens · 168 communes
Voir les praticiens