En quoi consiste cette pratique
Le terme « bain de forêt » traduit le japonais shinrin-yoku (森林浴), introduit en 1982 par le ministère japonais de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, dans un contexte de hausse du stress urbain lié à l'après-guerre au Japon. La recherche scientifique sur le sujet s'est structurée à partir de 2004, et le médecin japonais Qing Li a contribué à formaliser cette approche sous l'appellation de « médecine forestière » au début des années 2010. En France, l'Office national des forêts (ONF), établissement public, reprend le terme et propose des sentiers et ateliers présentés comme « inspirés des bains de forêt japonais (shinrin-yoku) ».
La sylvothérapie se distingue d'une simple promenade en forêt par son caractère lent et contemplatif : exercices de respiration, sollicitation volontaire des sens (toucher, odorat, ouïe), parfois marche pieds nus ou les yeux bandés, contact avec les troncs d'arbres, le tout encadré par un guide. L'encyclopédie collaborative Wikipédia qualifie la sylvothérapie de pratique « fondée sur la croyance en un pouvoir des arbres sur la santé » et la classe parmi les pseudosciences en l'état actuel des connaissances ; un reportage de France 3 sur un atelier en forêt du Haut-Rhin reprend la même qualification, faute d'études suffisantes démontrant son efficacité.





