En quoi consiste cette pratique
La lithothérapie est définie par le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM), qui reprend la présentation de ses promoteurs, comme une « "médecine" non conventionnelle qui utilise les pierres pour soigner », fondée sur l'idée que « les pierres et les minéraux ont des vertus thérapeutiques » et « émettraient des "vibrations", une "résonance" capable d'agir sur le corps » à leur contact ou à proximité. Le CNOM précise explicitement qu'il s'agit d'une reprise des allégations diffusées par les promoteurs de la méthode, non d'une validation de leur contenu.
Le terme « lithothérapie » lui-même est récent : selon Wikipédia, il ne date que des dernières décennies, alors que ses promoteurs revendiquent des origines très anciennes (croyances associées aux pierres dans plusieurs civilisations antiques, sans continuité démontrée jusqu'à la pratique actuelle). La pratique connaît un net regain de popularité en France à partir des années 1970, dans le sillage du mouvement New Age. Nous n'avons pas identifié de source fiable permettant d'attribuer sa diffusion en France à une personne ou une structure précise.
Sur le plan physique, le minéralogiste Christian Chopin, directeur de recherche au CNRS, rappelle que le monde minéral est inerte et ne produit spontanément aucune énergie hormis les substances radioactives : selon lui, il n'existe « aucune interaction possible entre les cristaux et le corps humain ». L'Association française pour l'information scientifique (AFIS) précise à ce sujet que la piézoélectricité de certains cristaux comme le quartz nécessite une excitation mécanique externe et ne se manifeste pas spontanément comme le prétendent certains promoteurs, et que les notions de chakras ou d'« aura » invoquées par la discipline sont dénuées de fondement scientifique.




