En quoi consiste cette pratique
La géobiologie est une pratique de bien-être qui affirme pouvoir détecter, dans un lieu de vie ou de travail, des « nuisances » invisibles susceptibles d'affecter la santé ou le bien-être de ses occupants. Le terme prête à confusion : il désigne aussi, en sciences de la Terre, une discipline universitaire légitime (étude des interactions entre le vivant et son environnement géologique passé), sans rapport avec la pratique présentée ici — l'Association française pour l'information scientifique (AFIS) souligne que cette homonymie est volontiers entretenue par le secteur du bien-être. La géobiologie de l'habitat se présente elle-même comme héritière de plusieurs traditions plus anciennes : la sourcellerie (détection de l'eau souterraine à l'aide d'un instrument), la radiesthésie (usage du pendule ou de baguettes pour « ressentir » des informations) et le feng shui chinois.
Les praticiens et fédérations du secteur décrivent un sol traversé par des « réseaux telluriques » invisibles portant des noms propres à la discipline — réseau Hartmann, réseau Curry, réseau Peyré, réseau Palm, réseau Wittmann — et des « points » ou « nœuds géopathogènes » là où se superposeraient veines d'eau souterraines, failles géologiques et ce maillage. S'y ajoutent des notions comme les « rayonnements cosmo-telluriques », les « ondes de forme » ou les « carrés magiques ». Ces éléments constituent le cadre explicatif propre à la discipline ; ils ne correspondent pas à des phénomènes physiques mesurés et validés par la recherche scientifique (voir plus bas).





