En quoi consiste cette pratique
L'iridologie a pour objectif, selon la définition qu'en donne le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM), « d'étudier la partie colorée de l'œil, l'iris, pour apprécier l'état de santé global d'une personne […] afin d'appréhender la vitalité d'un individu, son "terrain" ainsi que ses forces et faiblesses organiques ». La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) la définit dans son lexique officiel comme une « technique diagnostique basée sur l'examen de la structure et de la pigmentation de l'iris ».
Selon le récit historique généralement rapporté par la discipline, l'iridologie trouverait son origine chez le médecin hongrois Ignaz von Peczely (1826-1911), qui publie en 1880 les premières instructions de diagnostic par observation de l'œil et un premier schéma de cartographie de l'iris. Ces éléments biographiques reposent sur des sources encyclopédiques secondaires et non sur une source primaire vérifiée ; ils sont rapportés ici comme récit fondateur de la discipline, non comme fait scientifiquement établi. La pratique se diffuse ensuite en Europe du Nord, puis est popularisée aux États-Unis dans les années 1950 par Bernard Jensen, qui élabore la carte irienne la plus utilisée aujourd'hui — la même réserve s'applique à ces éléments, issus de sources professionnelles non institutionnelles.
La méthode, telle que décrite par ses promoteurs et rapportée par le CNOM, consiste en une analyse détaillée de l'iris — en direct ou par agrandissement photographique — dont les praticiens interprètent certains signes (taches, dépôts, reliefs) comme des indices de prédispositions individuelles à certaines pathologies. Le CNOM précise explicitement qu'il s'agit d'une reprise des allégations diffusées par les promoteurs de la méthode, et non d'une validation de leur contenu. L'Association française pour l'information scientifique (AFIS) souligne à cet égard que l'iris est une membrane pigmentée qui se forme durant le développement embryonnaire et reste globalement stable après la petite enfance, ce qui ne corrobore pas l'hypothèse d'une évolution de l'iris en fonction de l'état de santé.




