En quoi consiste cette pratique
Cette page regroupe trois techniques manuelles distinctes mais souvent proposées ensemble par les mêmes praticiens. La pose de ventouses (ou ventousothérapie, « cupping therapy ») consiste à appliquer sur la peau une ou plusieurs coupelles, en verre ou en plastique, dans lesquelles une dépression est créée (par pompage mécanique ou par la chaleur d'une flamme avant la pose) afin d'aspirer légèrement la peau et les tissus sous-jacents. Il existe deux variantes très différentes sur le plan légal : la technique dite « sèche » (simple aspiration, sans effraction de la peau) et la technique dite « humide » ou « hijama » (de petites incisions superficielles sont pratiquées avant la pose de la ventouse, dans le but de provoquer un léger saignement). Le Gua Sha consiste à gratter doucement la peau, le plus souvent au visage ou au dos, à l'aide d'un outil à bord lisse (pierre, corne, jade) pour stimuler la circulation locale, sans léser la peau. La moxibustion, plus proche de l'acupuncture, consiste à chauffer la peau au niveau de points d'acupuncture à l'aide de la combustion d'armoise séchée (le « moxa »), soit à distance (moxibustion indirecte, sans contact), soit au contact direct de la peau. Ces trois techniques sont présentées par leurs praticiens comme issues de la médecine traditionnelle chinoise, où elles viseraient à agir sur la circulation du Qi et du sang le long des méridiens ; la pose de ventouses est en outre pratiquée, indépendamment de cette tradition, dans le monde arabo-musulman sous le nom de « hijama », rattachée par certains à une pratique religieuse distincte de la médecine chinoise.





