Cette page a un objectif d'information générale et ne remplace pas un avis médical. En cas de symptôme, consultez un médecin.
Une revue systématique avec méta-analyse publiée en 2023 dans Frontiers in Psychology rapporte un effet significatif de l'hortithérapie sur les indicateurs psychologiques du stress, mais un effet non significatif sur les indicateurs physiologiques (source : PubMed, Lu, Liu, Xu & Xu, 2023). Une autre méta-analyse de 2023, portant sur 13 études et 698 personnes âgées, rapporte une réduction significative des symptômes dépressifs, l'effet étant plus marqué en établissement de soins qu'en milieu communautaire, et pour les activités participatives que pour les activités simplement observées (source : PubMed, 2023). Chez des personnes atteintes de troubles neurocognitifs, des revues systématiques antérieures (Zhao, Liu & Wang, 2020 ; Lu, Lan, Hsieh et al., 2020) et un essai contrôlé randomisé pilote en EHPAD (Yang, Kwan, Zhai et al., 2022) rapportent une réduction de l'apathie et un possible soutien des fonctions cognitives, sans effet confirmé sur la qualité de vie ni sur l'autonomie fonctionnelle (source : références citées par la Fondation Médéric Alzheimer, fiche pratique 2024).
La Fondation Médéric Alzheimer résume elle-même l'état des connaissances avec prudence, indiquant que le rapport entre le coût et l'efficacité de l'hortithérapie reste, à ce jour, insuffisamment documenté dans la littérature. Aucune des sources consultées ne présente l'hortithérapie comme un traitement curatif : toutes la positionnent comme une intervention non médicamenteuse, complémentaire à la prise en charge médicale, dont les effets documentés portent surtout sur le bien-être psychologique et le comportement.
Nous n'avons trouvé, dans les sources consultées (recherches directes sur le site de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, ainsi qu'auprès de l'UNADFI et du Cortecs), aucune alerte spécifique visant l'hortithérapie ou les jardins thérapeutiques à ce jour. Cette absence ne constitue pas une garantie d'innocuité : comme pour toute pratique de bien-être non réglementée, il reste recommandé de vérifier la formation du praticien, de se méfier de toute promesse de guérison, et de ne jamais interrompre un traitement ou un suivi médical en cours.