En quoi consiste cette pratique
Le terme anglais « breathwork » (littéralement « travail du souffle ») regroupe plusieurs techniques de respiration consciente, volontaire et souvent amplifiée, pratiquées seul ou accompagné. Le mouvement contemporain trouve une origine marquante dans les années 1970 avec l'Américain Leonard Orr, qui développe le « rebirthing » : une respiration continue et connectée censée permettre d'accéder à des mémoires de la naissance. Peu après, le psychiatre Stanislav Grof, qui avait auparavant conduit des recherches sur les psychothérapies assistées par LSD, met au point avec Christina Grof la « respiration holotropique » : une respiration rapide associée à de la musique, pensée comme un moyen d'atteindre des états de conscience modifiés une fois l'usage thérapeutique du LSD restreint par la loi. Le mot « holotropique » signifie littéralement « orienté vers la totalité ». D'autres courants s'y rattachent au fil du temps, puisant aussi dans des techniques respiratoires plus anciennes comme le prânâyâma du yoga.
Le « breathwork » est donc aujourd'hui un terme large, qui recouvre des pratiques assez différentes les unes des autres selon l'intensité de la respiration et les intentions qui l'accompagnent : certaines restent proches d'exercices de respiration guidée relativement doux, d'autres, comme la respiration holotropique, reposent sur une hyperventilation volontaire plus marquée.





