Deux essais cliniques randomisés menés en France dans le cadre du programme européen Age-Well documentent des effets mesurables chez des personnes âgées. Un premier essai, dont les résultats ont été présentés par l'Inserm le 10 octobre 2022, a suivi 136 personnes de 65 ans et plus pendant dix-huit mois, comparant méditation de pleine conscience, apprentissage d'une langue étrangère et absence d'intervention : aucune différence significative n'a été observée sur la structure du cerveau, mais des différences comportementales significatives sur l'attention et les capacités socio-émotionnelles ont été relevées. Un second essai, présenté par l'Inserm le 12 mars 2024 et publié le 4 mars 2024 dans Alzheimer's & Dementia, a comparé chez 147 personnes de plus de 65 ans, en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, huit semaines de méditation à huit semaines d'éducation à la santé : le groupe méditation a montré une amélioration de la bienveillance envers soi-même, un effet qui persistait six mois plus tard.
Un essai contrôlé et randomisé mené par des chercheurs de l'Institut des sciences du mouvement Étienne-Jules Marey (CNRS/Aix-Marseille Université), présenté par le CNRS le 18 juillet 2022 et publié dans Frontiers in Psychology, a conclu à l'efficacité d'un programme de méditation de pleine conscience dispensé en ligne pour réduire la détresse psychologique d'étudiants confinés pendant la pandémie de Covid-19.
Une synthèse de plusieurs méta-analyses internationales publiée par l'Unadfi le 12 décembre 2022 nuance, sans le nier, l'intérêt de la pratique : une méta-analyse de 2018 parue dans Clinical Psychology Review concluait à des effets comparables à ceux des thérapies cognitivo-comportementales, tandis qu'une autre, publiée en 2022 dans Evidence Based Mental Health et portant sur 36 études menées auprès d'enfants de 4 à 18 ans, concluait à des effets qualifiés de « très légers ». Une troisième méta-analyse, parue en 2020 dans Acta Psychiatrica Scandinavica, indiquait que près de 8 % des participants aux programmes de méditation de pleine conscience rapportaient des effets indésirables.
Le rapport d'activité 2022-2024 de la Miviludes documente plus précisément ces effets indésirables : des chercheurs relèvent que la méditation de pleine conscience « peut être responsable de perte de contact avec la réalité en produisant des phénomènes de dépersonnalisation », un effet particulièrement présent chez les personnes souffrant de troubles dissociatifs ou de paranoïa. Le rapport cite également des travaux de Willem Kuyken, Rebecca Crane et Mark Williams (2012) pointant une probabilité accrue de pensées suicidaires, de dépression et de réactivation de souvenirs traumatiques chez des personnes ayant des antécédents de traumatisme suivant une thérapie fondée sur la pleine conscience, tout en notant que ces risques « ont été sous-estimés et sont encore sous-étudiés ». Le rapport cite aussi une déclaration de 2016 de l'Institut National de la Santé des États-Unis selon laquelle « la méditation peut causer ou aggraver certains problèmes psychiatriques ».