Santé réglementée & paramédical

Médecine du travail

La médecine du travail est la spécialité médicale au rôle exclusivement préventif chargée d'éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, en assurant le suivi de leur état de santé au regard des risques professionnels.

3 praticiens référencéspraticiens
2 communes couvertescommunes
60 € tarif médiantarif médian
60 min durée la plus courantedurée courante

En quoi consiste la médecine du travail

La médecine du travail est née en France avec la loi n° 46-2195 du 11 octobre 1946 relative à l'organisation des services médicaux du travail, qui a rendu obligatoire la création de « services médicaux du travail » financés par les employeurs et accessibles à l'ensemble des salariés. Ce texte fondateur posait déjà le principe central de la discipline : un rôle « exclusivement préventif », consistant à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, exercé en toute indépendance technique par des médecins spécialement qualifiés.

Ce principe reste, aujourd'hui encore, au cœur du code du travail. L'article L4622-3 dispose que le rôle du médecin du travail « est exclusivement préventif ». Les missions des services de prévention et de santé au travail (SPST), qui l'emploient, sont énumérées à l'article L4622-2 : préserver la santé physique et mentale des travailleurs, contribuer à l'évaluation et à la prévention des risques professionnels, conseiller employeurs et salariés sur les mesures à prendre pour éviter ou diminuer ces risques, assurer la surveillance de l'état de santé des travailleurs en fonction des risques auxquels ils sont exposés, participer à la traçabilité des expositions professionnelles, et contribuer à des actions de promotion de la santé sur le lieu de travail.

La loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail, entrée en application le 31 mars 2022, a rebaptisé les anciens « services de santé au travail » (SST) en « services de prévention et de santé au travail » (SPST) — un changement de nom qui traduit un élargissement des missions vers la prévention primaire et la santé publique en entreprise, sans remettre en cause le rôle préventif du médecin lui-même.

Médecine du travail

À qui s'adresse la médecine du travail

À la différence de nombreuses disciplines de cet annuaire, la médecine du travail ne se « consulte » pas au sens habituel du terme : le suivi par un médecin du travail concerne, par principe, l'ensemble des salariés au cours de leur vie professionnelle, de façon obligatoire et organisée par l'employeur. Un travailleur y est donc suivi à l'embauche, puis périodiquement, à l'occasion d'un changement de poste exposant à de nouveaux risques, ou encore au retour d'un arrêt de travail prolongé.

Le suivi peut aussi être sollicité par le salarié lui-même : selon le ministère du Travail, les travailleurs sont informés par leur service de prévention et de santé au travail des modalités de suivi de leur état de santé, ainsi que de la possibilité de bénéficier à tout moment d'une visite à leur demande auprès du médecin du travail.

Ce que la médecine du travail ne fait pas : son rôle étant exclusivement préventif, elle ne se substitue pas à un suivi médical curatif. En cas de symptôme ou de problème de santé, consultez votre médecin traitant ou un médecin en cabinet.

Comment se déroule un suivi en médecine du travail

La visite d'information et de prévention (VIP)

Au cabinet médiane 60 €

Pour la majorité des postes, la VIP remplace l'ancienne visite médicale d'embauche systématique. Elle doit avoir lieu dans un délai qui n'excède pas trois mois à compter de la prise effective du poste (article R4624-10 du code du travail). Elle est réalisée par un professionnel de santé — le médecin du travail ou, sous son autorité, un médecin collaborateur, un interne en médecine du travail ou un infirmier. Son renouvellement intervient ensuite selon une périodicité fixée par le médecin du travail, qui ne peut excéder cinq ans (article R4624-16).

Le suivi individuel renforcé (SIR) pour certains postes à risque

Les travailleurs exposés à certains risques particuliers — amiante, plomb, agents chimiques cancérogènes, agents biologiques des groupes 3 et 4, rayonnements ionisants, risque hyperbare ou encore certains travaux en hauteur sur échafaudages (article R4624-23) — bénéficient d'un suivi individuel renforcé. Un examen médical est alors réalisé par le médecin du travail avant l'affectation au poste (article R4624-24), avec un renouvellement au maximum tous les quatre ans, complété par une visite intermédiaire au plus tard deux ans après (article R4624-28).

Les visites de préreprise et de reprise

Pour tout arrêt de travail de plus de trente jours, le travailleur peut bénéficier d'une visite de préreprise, destinée à favoriser son maintien dans l'emploi (article R4624-29). Elle est organisée à l'initiative du médecin traitant, du médecin du travail, du médecin-conseil de l'Assurance Maladie, ou du travailleur lui-même (article R4624-30) ; elle permet au médecin du travail de proposer des aménagements de poste, des préconisations de reclassement ou des actions de formation professionnelle.

Après une absence prolongée pour maladie, accident ou congé maternité, une visite de reprise est par ailleurs organisée.

Questions fréquentes

Non, pas dans l'exercice normal de ses fonctions. L'article L4622-3 du code du travail fixe un rôle « exclusivement préventif » au médecin du travail : il n'est pas habilité à délivrer des soins curatifs, ni à prescrire un arrêt de travail ou des médicaments. Ces prescriptions relèvent de votre médecin traitant.

Trouver un praticien en médecine du travail 3 praticiens référencés, dans 2 communes. Sans frais supplémentaires. Praticiens disponibles ↑
En bref
Tarif médian60 €
Durée courante60 min
Vous exercez cette activité ? Créez votre fiche pour apparaître dans cette catégorie et dans les recherches locales. Créer ma fiche
dès 50 € 3 praticiens · 2 communes
Voir les praticiens