« Psychologue » — accompagné ou non d'un qualificatif comme « du travail » — est un titre professionnel protégé en France. La loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 (article 44) réserve son usage aux titulaires d'un diplôme, certificat ou titre de haut niveau en psychologie figurant sur une liste fixée par décret, ou d'un diplôme étranger reconnu équivalent (source : Légifrance). Le décret n° 90-255 du 22 mars 1990, qui fixe cette liste, mentionne explicitement le « diplôme de psychologue du travail délivré par le Conservatoire national des arts et métiers » parmi les diplômes ouvrant droit au titre (source : Légifrance).
Tout psychologue exerçant en France doit faire enregistrer son diplôme et obtenir un numéro RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé, qui a remplacé le répertoire ADELI) auprès de l'agence régionale de santé (ARS) de son lieu d'exercice ; l'usurpation du titre est punie au titre de l'article 433-17 du code pénal (sources : Légifrance, ARS Occitanie).
Ce cadre ne doit pas être confondu avec celui du titre de psychothérapeute, distinct et régi par un texte séparé (décret n° 2010-534 du 20 mai 2010), qui suppose une inscription à un registre national spécifique. Un psychologue peut, sous conditions, demander également ce titre, mais les deux titres ne se confondent pas (source : Légifrance).
Une certification de niveau 7 (bac+5) intitulée « Psychologue du travail », délivrée par le Cnam, est enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP37813, valide jusqu'en juillet 2028 (source : France Compétences) — ce n'est toutefois pas la seule voie de formation possible : d'autres masters universitaires de psychologie du travail et des organisations donnent également accès au titre de psychologue.