En quoi consiste cette pratique
L'ostéopathie a été fondée aux États-Unis par le médecin Andrew Taylor Still, qui ouvre la première école dédiée, l'American School of Osteopathy, à Kirksville en 1892. Selon l'histoire retracée par le Syndicat Français des Ostéopathes (SFDO), l'approche de Still repose sur « l'unité de l'être humain » et sur ses « capacités d'auto-régulation », en réaction à ce qu'il percevait comme les excès de la médecine américaine de son époque. La discipline arrive en Europe dès 1917, lorsque John Martin Littlejohn, élève de Still, fonde la British School of Osteopathy à Londres. En France, Paul Gény ouvre l'École Française d'Ostéopathie à Paris en 1950, puis crée la Société Française d'Ostéopathie en 1952 et le Syndicat National des Ostéopathes en 1959 ; entre 1960 et 1962, l'Ordre des médecins obtient la fermeture de cette école et un arrêté interdit la pratique aux non-médecins, avant que l'Association Française De l'Ostéopathie (ancêtre du SFDO actuel) ne soit fondée en 1973 pour défendre la profession. Il faut attendre la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 (dite loi Kouchner), puis ses décrets d'application de 2007, pour que l'usage du titre d'ostéopathe soit officiellement reconnu et encadré par la loi française.
Sur le plan légal, le décret n°2007-435 du 25 mars 2007 définit l'ostéopathie comme des « manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l'exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques ». Ces manipulations doivent être « musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes ». Le même décret interdit formellement les manipulations gynéco-obstétricales et les touchers pelviens, et soumet à un avis médical préalable les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois ainsi que les manipulations cervicales.





