En quoi consiste cette pratique
Le terme « shirotchampi » associe deux racines indiennes : « shirot » (la tête) et « champi », un mot hindi qui désigne un massage par pressions et pétrissages. C'est de ce même mot « champi » (impératif « chāmpo ») que dérive, via l'anglo-indien, le mot anglais puis français « shampoo »/« shampooing » — une filiation attestée par les dictionnaires étymologiques, avec une première trace écrite du terme anglais dès 1762.
L'introduction de ce massage en Occident est ancienne : l'entrepreneur indien Dean Mahomed l'a fait connaître au Royaume-Uni dès le début du XIXe siècle, en l'intégrant aux bains de vapeur qu'il exploitait à Londres puis à Brighton ; il fut nommé « Shampooing Surgeon » (masseur officiel) auprès des rois George IV puis William IV, et la pratique s'est ensuite diffusée dans les bains turcs victoriens à partir des années 1850. Sa forme moderne la plus connue, le « champissage » (Champissage™), a été formalisée un siècle et demi plus tard par Narendra Mehta (1949-2011), ostéopathe britannique d'origine indienne aveugle depuis l'âge d'un an : selon l'école qu'il a fondée à Londres, il a mis au point sa méthode à partir des techniques traditionnelles indiennes et l'a présentée publiquement en 1981 lors du salon Mind, Body & Spirit à Olympia (Londres), avant de fonder le London Centre of Indian Champissage et de publier l'ouvrage Indian Head Massage: Discover the Power of Touch (1999).
Concrètement, le praticien masse à mains nues, assis ou en position semi-allongée, le cuir chevelu, la nuque, les épaules et parfois le haut du dos et le visage, par pressions, effleurages et pétrissages ; certains praticiens y ajoutent l'application d'une huile végétale sur les cheveux, dans la continuité de l'usage traditionnel indien de soin capillaire dont ce massage est issu.




