En quoi consiste cette pratique
La luminothérapie repose sur l'exposition régulière à une lumière artificielle de forte intensité, reproduisant le spectre de la lumière du jour sans les rayons ultraviolets nocifs. Son usage en psychiatrie remonte à 1984, lorsque le psychiatre américain Norman E. Rosenthal et ses collègues du National Institute of Mental Health (NIMH) décrivent, à partir d'une série de cas, un syndrome dépressif récurrent l'automne et l'hiver puis rétrocédant au printemps : le trouble affectif saisonnier (TAS). Ils construisent alors les premiers appareils de luminothérapie et démontrent une amélioration des symptômes sous exposition lumineuse. L'Association américaine de psychiatrie reconnaît officiellement l'efficacité de cette approche pour le TAS en 2006. Sur le plan physiologique, l'exposition à une lumière intense agit sur l'horloge biologique (rythme circadien) en freinant la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil, via des récepteurs situés dans la rétine — un mécanisme distinct de la vision proprement dite.



