En quoi consiste cette pratique
L'hypnose, comme le documente la page Paralib qui lui est consacrée, est un état modifié de conscience dans lequel l'attention se trouve focalisée et la suggestibilité augmentée. L'hypnoanalgésie en est une déclinaison spécifique : elle désigne l'usage de cet état à des fins antalgiques, pour la gestion de la douleur et de l'anxiété liées à un soin, une intervention ou une pathologie chronique. L'Institut Français d'Hypnose, organisme de formation actif depuis 1990, la définit comme la mise en œuvre de « techniques hypnotiques permettant d'agir sur la prise en charge de la douleur aiguë, induite, et de l'anxiété dans les soins ».
L'usage de l'hypnose pour soulager la douleur n'est pas récent : selon l'article Wikipédia consacré à l'histoire de l'hypnose, le chirurgien James Braid y recourait déjà au XIXe siècle pour obtenir une anesthésie lors d'interventions chirurgicales, à une époque où l'anesthésie par l'éther n'existait pas encore (elle n'est introduite qu'en 1842 aux États-Unis puis 1847 en France). Son usage clinique moderne s'appuie sur l'évaluation qu'en a faite l'Inserm en 2015 : une méta-analyse de 52 essais cliniques a conclu à une efficacité en matière d'« hypnosédation » — réduction de la consommation d'antalgiques lors de gestes comme des extractions dentaires, biopsies ou coloscopies — ainsi que dans l'accompagnement du syndrome du côlon irritable, sans effet indésirable grave identifié. L'Inserm précise toutefois ne pas avoir pu évaluer, faute de données suffisantes, d'autres indications parfois avancées comme la douleur obstétricale ou le sevrage tabagique, et recommande la mise en place d'un suivi des pratiques comparable à la pharmacovigilance.





